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La Bolivie dans tous ses états

La Paz, la ville qui grimpe, qui grimpe !

Moins touristique et donc plus authentique que Sucre, La Paz est une ville qui s'étale sur plus d'un kilomètre en un incessant dénivelé. Les riches vivent en bas et les pauvres s'accumulent en haut, à l'image de ses maisonnettes qui s'entassent et se superposent sur les reliefs au sommet de la cité.env_img_header_60_1462353229

La vue est d'ailleurs incroyable quand on arrive par le haut, en bus, par exemple. On peut distinguer l'artère principale de la ville, le centre historique, les maisons de plus en plus belles à mesure que l'on baisse les yeux, les rues tentaculaires qui foisonnent en tout sens et aussi la population qui fourmillent et se mêlent dans une confusion totale avec le trafic routier. La signalisation routière est décidément bien anecdotique, en Bolivie !

Parcourir cet artère est très ardu. Celle-ci est en pente, et vu l'austérité des riches propriétaires au pied de la ville, il n'y a d'autres choix que de grimper. La Paz est la capitale la plus haute du monte, à plus de 3000 mètres au dessus du niveau de la mer, et pour les gens, comme nous, qui n'ont pas l'habitude de l'altitude, le souffle est court, l'énergie de l'effort se fait bien vite ressentir et circuler dans la capitale administrative est une vrai tannée.

Cela vaut toutefois le coup d’œil, à l'image de la Vallée de la Lune qui offre un paysage rocailleux d'une autre monde, dans un calme qui tranche avec l'activité du centre-ville. Étonnant également, le marché aux sorcières qui vendent des artefacts porte-bonheur, notamment des fœtus de lama !

Sympathiques également, le quartier Sud ravira les férus d'architecture et les rues coloniales et les musées offriront leur lot de culture aux passionnés d'Histoire.

Les Yungas de haut en bas !

Escale à Rurrenabaque pour un court séjour au plus près de la jungle. Nous sommes arriver en survolant la Pampa et les Yunags en avionnette, après avoir enjambé la Cordillère des Andes, avec une panoplie diversifiée de vues magnifiques sur la montagne, les plaines puis sur les rivières qui se faufilent entre des amas de nature à l'état pur !

Atterrissage dans un champ : dès la sortie de l'appareil, la différence d'atmosphère se fait ressentir : l'air est lourd et très chaud, et très vite nous ajoutons notre sueur naissante à l'humidité de ce climat tropical.

Arrivé des airs, puis les pieds sur terre, c'est maintenant le bateau que nous prenons sur le Rio Beni. L'ambiance est magique : on voit (et redoute un peu) les alligators qui dorent et dorment sur le rivage bondé d'arbres divers et variés qui semblent vouloir prendre un maximum de place, prouvant que ces terres sont les leurs !

On entend d'ailleurs des revendications presque tribales des propriétaires à travers les chants d'oiseaux incessants, les cris soudains des singes hurleurs ou encore les bourdonnement des moustiques et des nuées de petites mouches dévoreuses.

Si ces derniers sont de véritables fléaux, la faune nous apporte également ce qu'elle a de plus mignon lorsqu'elle nous propose de nager avec des dauphins naturellement roses. De plus dangereux aussi, lorsque notre guide décide de nous apprendre à capturer un anaconda.

Impressionnant également, ces espèces de nuage de fumée blanche et fixe qui s'étendent sur la cime des arbres et se révèlent être de géantes toiles d'araignées !

La Bolivie : un pays aux diversités étonnantes.

La Bolivie ne ressemble à aucun autre pays. Les diversités du relief influent sur les diversités du climat, de la faune et de la flore. La biodiversité révèle toutes ses facettes dans ce pays baigné par les lacs et bordé par les montagnes.

L'influence du relief sur le climat

La Bolivie s'étend sur plus de 1 000 000 de Km2. La cordillère des Andes et les plaines de l'Oriente s'opposent et imposent un paysage majestueux. Les différences de relief entre les sommets élevés de la chaîne des Andes et les plaines étendues situées à l'Est du pays offrent des altitudes diverses. Le lac à l'altitude la plus élevée au monde est le très célèbre lac Titicaca. Les hauts plateaux sont particulièrement exposés ; les vallées profondes abritent un paysage boisé et une végétation dense.

La Bolivie est soumise à un climat tropical, chaud et humide. Pourtant, selon l'altitude, les températures et précipitations varient. Les écarts de températures peuvent être spectaculaires. Si les hauts plateaux affichent un timide 8°, les plaines les mieux exposées peuvent annoncer un confortable 23°. La chaleur varie d'une région à l'autre.
Un touriste souhaitant visiter une grande partie du pays doit apporter des anoraks chauds mais aussi des tee-shirts et bermudas...

Les variétés de la flore bolivienne

Coté pacifique, la nature présente des zones arides, peu cultivables. Côté amazonie, la tendance est plutôt à l'humidité. Les paysages étonnent par leurs configurations opposées. La faune et la flore font le bonheur de tous les biologistes et des amoureux de la nature. Les hauts plateaux accueillent des arbustes rares : le quenua ou le cactus puya, connu pour sa floraison une fois tous les cent ans. Certaines plantes sont plus utiles que belles : les habitants des haut plateaux, par exemple, cueillent la Yareta pour se chauffer.
A altitude moyenne, les cactus, épineux et eucalyptus s'emparent des grands espaces.

A basse altitude, les plaines laissent la place aux forêts ou à la savane. Les forêts tropicales donnent le jour à plus de 2000 espèces d'arbres dont la moitié a un bois précieux. Des plantes médicinales permettent de soigner toutes sortes de maux. D'autres, très parfumées, embaument l'air : vanille, safran, salsepareille, etc...

En bolivie, le terme biodiversité prend tout son sens, tant pour la flore que pour la faune.

La Bolivie : Un habitat rêvé pour de nombreuses espèces animales

Imaginez-vous en plein coeur de la forêt tropicale : laissez-vous dépayser par les couleurs vives et chatoyantes des fleurs associées aux bruits mystérieux, surprenants des habitants des lieux et aux effusions odorantes, voire enivrantes des plantes bienfaisantes. Vous êtes en bolivie...

Un paradis pour les touristes

Toutes sortes de représentants du règne animal profitent de la diversité apportée par le relief pour s'abriter et trouver de la nourriture. Telle une grande réserve naturelle, la Bolivie préserve l'habitat de milliers d'espèces sauvages, parfois en voie de disparition. Les touristes ont la chance de s'embarquer dans des safaris photos riches en surprise et en beauté. Même si la civilisation tend à prendre le pas sur la nature, de belles contrées sauvages révèlent des curiosités uniques, à préserver quoi qu'il en coûte.

Le règne animal impose sa loi

Des ours, jaguars, panthères noires, pumas, tapirs, alligators peuplent les différents lieux tandis que des condors à l'allure royale survolent les hauts plateaux de la cordillère. La nourriture abonde pour tous les prédateurs : les chevreuils, les singes, plus de trois cents espèces d'oiseaux dont les perroquets, les autruches et les toucans peuplent une partie de la Bolivie. En bordure de rivière, le Capiguara, s'impose par sa taille. Dans l'eau, poissons et reptiles cohabitent. Le dauphin amazonien chasse ses proies jusqu'à atteindre un poids de cent cinquante kilos tandis que l'anaconda profite de sa longueur pour se glisser sur la terre ferme et trouver sa nourriture.

Pourtant, l'animal le plus apprécié par les habitants est sans nul doute le lama aux multiples atouts. Différentes espèces, dont l'alpaga, constituent une richesse quotidienne. Un alpaga procure lait, viande et laine. On retrouve beaucoup de ses animaux au Pérou également.

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